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| ............................Chaque année autour du 15 août
Chaque week-end
du 15 Août, le « Festival de la Voile » est une belle
occasion de faire la fête sur l’eau, mais aussi à terre.
Et pour respecter la tradition, une nouvelle fois, l’Isle-aux-Moines
s’est enrubannée de voiles multicolores durant trois belles
journées de régates intensives au cours de l’été.
Au-delà des statistiques comptables un peu sèches, « notre » Festival est toujours paré du même attrait. Ses parcours dans le dédale des îles du golfe parcouru par les courants lui confèrent un aspect unique dans le calendrier des compétitions nautiques à l’échelon national. Quelques grands noms de champions de voile au niveau international l’ont bien compris et chaque nouveau départ est l’occasion de joutes musclées. Quelques tableaux resteront gravés dans les mémoires. Le premier jour, après une belle sortie du golfe, les concurrents ont connu le piège du courant toujours descendant. La navigation rase-cailloux s’imposa avec son lot d’émotions fortes, les invectives des participants, et du grand art pour se tirer de situations les plus complexes. Le jour suivant, la longue procession des bateaux –plusieurs séries confondues- se glissait le long de l’île d’Arz, vers la bouée de Billervé, avant de revenir vers l’Ouest. Un merveilleux spectacle, placé sous le signe du vent et du soleil, et observé du pont de la « Fées des Isles » par les invités levant leurs verres à la santé des marins. Au troisième jour de course, le tour de l’isle fut –comme au bon vieux temps du 15 août- l’occasion de superbes joutes contre un vent de Nord faiblissant. Entre Pen-Hap et le bois d’Amour, la flotte hétéroclite s’étirait sur toute la distance de la façade ouest de l’île. Le passage du courant contraire du bois d’Amour par vent de Nord, le calme plat passager, les grains de pluie d’une rare violence qui noircissent la baie du Vran, contrarièrent ce Festival. Les fêtes à terre subirent également ce temps instable. Mais il en faut plus pour occulter le déroulement d’une manifestation si festive. Une fois encore, contre vents et marées, le pari était gagné : celui de ravir les compétiteurs, de fédérer l’énergie des bénévoles et d’égayer notre île, de la côte jusque dans les ruelles fleuries. Daniel Gilles, Journaliste
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