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Chaque week-end du 15 Août, le « Festival de la Voile » est une belle occasion de faire la fête sur l’eau, mais aussi à terre. Et pour respecter la tradition, une nouvelle fois, l’Isle-aux-Moines s’est enrubannée de voiles multicolores durant trois belles journées de régates intensives au cours de l’été.

Trois questions à Marc BURBAN, ancien Président de l’ANIM, l’association organisatrice.


Quels sont les faits marquants du Festival 2015 ?

Pour ce vingtième anniversaire, ce qui nous a vraiment fait « chaud au cœur », c’est la participation au festival Jeunes de 50 participants âgés de 8 à 15 ans, et ceci malgré le mauvais temps. Ils ont régaté à bord de dériveurs, de catamarans, et d’Optimist entre la Grande Plage et le Goret. Il faut remercier l’équipe qui a encadré les jeunes avec beaucoup de compétence et d’attention. Par ailleurs, nous avons une fois encore constaté que le 15 août reste la journée phare du Festival. Nous avons atteint 200 participants pour les deux tours de l’isle rendus possible enfin par la belle météo du Samedi 15 après une épouvantable journée de Vendredi. Les 14 et 16 août ont regroupé quant à elle 150 participants. Sur le port, l’affluence a été importante pour les deux remises des prix du 15 et 16 août.

Comment analyser la désaffection de certaines séries ?

Nous avons perdu cette année des concurrents dans les catégories dériveurs et catamarans de sport. Cela s’explique par l’absence, à terre, de parking pour ce type de bateaux et ceux qui viennent régater au Festival sont surtout originaires d’Arradon et de l’Ile-aux-Moines. Par ailleurs, l’ensemble des compétitions de Bretagne sud (Catagolfe, Spi Ouest-France, Eurocat, Grand Prix du Crouesty …) ont connu une baisse de l’ordre de 30 à 50 % en dix ans. Elle s’explique bien sur par la mauvaise conjoncture économique. Dans cette compétition comme dans toutes les autres, les coureurs doivent faire face à un minimum de frais pour courir. Mais cette désaffection s’explique aussi par une montée des pratiquants de la planche à voile qui concurrence les séries des dériveurs au sens large. Curieusement, la série des habitables s’est un peu renforcée, tandis que celle des quillards est moins importante. Dans cette analyse, il faut bien sur tenir compte de la météo exécrable du premier jour de régate qui n’encouragea pas les inscriptions. Beaucoup ne sont venus que le lendemain pour le 15 août qui dispose, par ailleurs, d’un classement indépendant pour cette seule journée de compétition.

Quelle a été l’influence de ce Festival sur la population de l’île  ?

Malgré une audience moindre auprès des coureurs, ce Festival demeure de mon point de vue, un événement important dans la vie de l’ile. Il faut savoir qu’il existe grâce aux soutiens des collectivités locales : Comité d’Agglomération du Pays de Vannes, Mairie, Conseil Départemental. Et comme l’a souligné François Goulard à la petite réception du Yacht Club de France, le budget global du Festival est plutôt modeste au regard de l’importance de l’événement, et par rapport aux autres manifestations du Morbihan. Il faut dire aussi que malgré leurs occupations de pleine saison, plusieurs commerçants nous aident. Par ailleurs l’équipe organisatrice, qui comprend sur l’eau et à terre, une centaine de personnes, est constituée surtout d’îlois résidents secondaires et permanents. Rien que l’installation de l’infrastructure du port et de la tente fait appel à une trentaine de personnes dont la moitié fait partie de l’association des propriétaires de Guépard. Durant les trois jours de régates, une vingtaine de personnes se succèdent pour la permanence de l’information et des inscriptions. Pour la gestion de l’événement sur l’eau, c’est 50 personnes qui composent les différentes commissions. Soulignons enfin l’action de la nouvelle Municipalité qui croit véritablement à cet événement typiquement îlois et qui nous soutient utilement.
Rendez-vous les 13,14 et 15 août 2016.

Daniel Gilles, Journaliste Nautique

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